A bientôt 39 ans, François Tétu, parisien d’adoption et savoyard d’origine est un véritable touche à tout dans l’univers du vélo. Du vélo à petites roues dès 3 ans en passant par le VTT, la route, le cyclotourisme et le vélo couché, il « vélotafe » également au quotidien. Bref, le vélo, c’est son rayon !

Peux-tu nous dire ce qui t’as amené à vouloir relever le défi des 7 Majeurs ?

Dès que l’on m’a parlé de ce défi, je me suis dit « François, tu vas faire une bêtise ». Ça n’a pas manqué, j’ai bloqué la date au calendrier (avec une famille nombreuse, faut anticiper). L’idée d’aller tutoyer la Haute Montagne sur des cols de légende, c’est grandiose, démesuré, et l’on croit que c’est impossible à faire. Donc, relevons le défi !

François, as-tu déjà réalisé un tel parcours ?

Non, ce sera une première. J’ai quelques cols à mon actif, une triple ascension du Ventoux dans la journée, des BRM, des rando cyclotouristes à ascendance sportive, … mais là, c’est le saut dans l’inconnu !

indexConnais-tu déjà les 7 cols au programme ? Peux-tu nous dire quelques mots pour chacun ?

Oui, je les connais je les ai vu a la télé, devant le tour, une bière à la main… Mais mon pote Gérard Holtz m’a dit que c’était facile. J’y crois pas trop. J’ai peur…

As-tu fixé la date à laquelle tu envisages de tenter cette aventure ? D’où prévois-tu de partir et dans quel sens effectueras-tu le parcours ?

Oui, ce sera le vendredi 24 et le samedi 25 juin. Au départ de Briançon, puisque je serai en train. On prendra Vars comme petit-dej, puis Bonette en entrée (ça a l’air copieux), Lombarde pour le fromage et Faunièra en dessert. Puis pause pour la nuit à Marmora, avant de reprendre Sampeyre et Agnel et finir « en beauté » dans les pentes du col de l’Izoard, sauf si je me fais agresser par une marmotte d’ici là !

Tu ne vises donc pas le titre de Grand Maître (parcours à réaliser dans un délai de 24 heures) ?

24h, ce n’est pas possible. Pas le bon vélo (l’idéal aurait été de partir sur mon Genesis Equilibrium, avec éclairage, dynamo et freins à disques, mais il n’est pas en état de rouler), et je n’ai pas non plus la condition physique. Mais je n’aurai pas 48h pour faire le parcours, mais 36. Les trains n’attendent personne !

Au niveau équipement, que prévois-tu notamment en termes de braquets ?

Rien de particulier. Le vélo sera celui sur lequel je roule en montagne (Focus Izalco) sur lequel j’aurai greffé une sacoche de selle de bikepacking pour y mettre le strict nécessaire en terme d’équipement et de nourriture (ah, les raids en autonomie et sans assistance, c’est le pied !).

As-tu quelques choses à ajouter, une remarque à formuler ?

L’ascension d’un col est méditative. L’effort, le paysage, la solitude forcent à l’introspection et la spiritualité. C’est aussi cela, le vélo. Alors, comme on se le dit entre potes avant de se lancer sur les routes : chistole !

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