BARONNET Bruno

Grade : Maître
Année : Chapitre 5 - 2020
Option : Sans assistance
Localité de départ : Molines-en-Queyras
Date et heure de départ : 04.08.2020 - 03:30
Date et heure d'arrivée : 05.08.2020 - 15:00
Lien vers l'activité Strava : https://www.strava.com/activities/3868039866
Photos et heures de passage
brunobaronnet_vars_08h11_0408.jpg
Date et heure de passage : 05.08.2020 - 08:10
brunobaronnet_izoard_13h16_0508.jpg
Date et heure de passage : 05.08.2020 - 13:15
brunobaronnet_agnel_04h41_0408.jpg
Date et heure de passage : 04.08.2020 - 04:40
brunobaronnet_sampeyre_07h49_0408.jpg
Date et heure de passage : 04.08.2020 - 07:45
brunobaronnet_fauniera_11h13_0408.jpg
Date et heure de passage : 04.08.2020 - 11:10
brunobaronnet_lombarde_16h17_0408.jpg
Date et heure de passage : 04.08.2020 - 16:15
brunobaronnet_bonette_04h34_0508.jpg
Date et heure de passage : 05.08.2020 - 04:30
Impressions
Impressions : Les 7 Majeurs
Le jour J est enfin arrivé.
Le départ se fera finalement de Molines En Queyras ce qui présente l’avantage de pouvoir gravir les 2 cols italiens en pleine possession de ses moyens avec seulement une moitié d’Agnel dans les jambes. Les compte-rendus des uns et des autres – merci !- m’avaient convaincu de gravir le Sampeyre et La Fauniera de bon matin et pas trop émoussé.
Départ 3H30, il fait très froid, 4° mais le ciel est dégagé et c’est pleine lune. Après l’appréhension du départ, je suis heureux d’être là, seul dans la nuit sur les pentes de l’Agnel. . Il fait une température négative quand j’arrive au col Agnel sans avoir vu âme qui vive. Je m’équipe pour la descente : cagoule, sur-chaussure, gants d’hiver, veste mi-saison, Gore-Tex…
Gravir le Sampeyre de bon matin avec le jour qui se lève restera un souvenir incroyable, je suis très ému et j’apprécie chaque minute de cette montée magnifique. Il fait encore très froid au sommet à 7H45 et je ne tarde pas à descendre.
La Fauniera se présente à moi, c’est l’un des plus beau cols que j’ai eu la chance de gravir : Somptueux !! Première alerte à 1, 5km du sommet : je coince. Je m’arrête et je dévore 2 barres et 1 gel avant de finir l’ascension.
Je décide de faire une pause à Delmonte pour me restaurer avant La lombarde. Je suis fatigué et je m’arrête souvent dont 2 fois 10 mn pour dormir dans la montée. Je puise dans mes réserves pour finir cette Lombarde que je trouve difficile. Dans la descente, je suis pris de bâillements incessants et j’ai tendance à m’endormir. Je décide de m’arrêter dormir 10mn sur le terrain de foot après le village d’Isola et je repars vers St-Etienne de Tinée. Je suis barbouillé, fatigué et le moral en prend un coup. Il est déjà 19H et monter la Bonette, et surtout la descendre, dans cet état de fatigue avec le froid annoncé ne me paraît pas possible. Par chance, je trouve un lit dans un dortoir du gite de St-Etienne de Tinée.
01H40, je repars. je me sens bien. La montée de la Bonette seul dans cette nuit de pleine lune est magique ! J’atteins la Cime vers 04H34. C’est glacial et je ne traine pas. La descente est pénible et je suis encore pris de crise de bâillements. Une embardée me rappelle à l’ordre. Je m’arrête sur un banc à St Paul en Ubaye ou je dors 10mn. Vars qui devait être le col le plus facile est très dur et j’arrive au sommet après plusieurs arrêts vers 8H . Il ne reste « que » l’Izoard à gravir mais je ne suis pas sûr d’en avoir la force. Après encore une énième descente glaciale, je m’arrête à Guillestre pour un petit déjeuner.
Le corps humain est incroyable ! Alors que j’étais au fond du trou, Je repars de Guillestre remonté comme jamais et je parcours la vallée jusqu’à Briançon à vive allure. Le moral est au beau fixe et je me dis que cela peut le faire. Après un dernier arrêt à Cervières pour dévorer un délicieux fromage frais, je passe le col de l’Izoard à 13H15. Je profite à fond de La descente du col et de la dernière la montée vers Molines. C’est fait, je suis maître incroyable !

Un énorme merci pour cette organisation et pour ce parcours qui nous fait passer par toutes les émotions!