Depuis dix ans, les 7 Majeurs se dressent là, immobiles, indifférents aux modes et aux tendances.
Sept cols, une ligne de crête, 360 kilomètres d’exigence brute.
Les 7 Majeurs ne cherchent pas à plaire, ils ne promettent ni médaille clinquante, ni classement, ni reconnaissance spectaculaire. Ils offrent autre chose : un face-à-face, vertical, sans détour, sans échappatoire.
Une brutalité assumée
Le parcours ne caresse pas. Il entame, il use, il met chacun à nu.
Les pentes ne trichent pas. Elles ne mentent pas, elles ne s’adaptent pas à votre forme du jour mais elles imposent leur loi. Cette brutalité fait partie de l’ADN des 7 Majeurs. Elle n’est pas là pour exclure, mais pour révéler, car dans la longueur d’un col, dans la répétition des pourcentages, quelque chose se fissure : l’ego, les certitudes, les illusions. Il ne reste alors que l’essentiel, le souffle, les battements du cœur et cette question intime : Pourquoi suis-je là ?

Un défi libre, un engagement total
Sur les 7 Majeurs vous êtes libres. Libre de choisir quand vous partez, d’où vous partez et du temps que vous mettrez. Cette liberté est fondamentale. Elle signifie que personne ne vous attend, personne ne vous pousse, personne ne vous regarde. Vous venez parce que vous avez décidé de venir. Et c’est précisément cette décision qui donne du poids au défi. Les 7 Majeurs ne sont pas une épreuve organisée. Ils sont un engagement personnel.
Une histoire écrite à la première personne
Depuis dix ans, des centaines de cyclistes ont tenté l’aventure. Tous ont parcouru les mêmes routes, mais personne n’a vécu la même histoire. Certains ont connu l’euphorie, d’autres la tempête. Certains ont dompté les sept monstres, d’autres ont appris à revenir.

Chacun écrit sa version dans le silence des lacets, dans la solitude des descentes, dans la lumière d’un sommet. Les 7 Majeurs ne fabriquent pas des champions, ils façonnent des récits intérieurs.
Une confrérie respectée
Au fil des années, quelque chose s’est bâti, une communauté discrète, une confrérie sans uniforme. On ne s’y compare pas, on s’y reconnaît. Ceux qui ont franchi la ligne invisible savent. Ils savent ce que représente le troisième col quand les jambes se raidissent, ils savent ce que signifie basculer dans le dernier versant avec tout le corps en tension. Que vous soyez Chevalier, Grand Maître, Maître, il y a une compréhension et un respect mutuels.

Préserver l’essentiel
Aujourd’hui, les 7 Majeurs suscitent de plus en plus d’intérêt. C’est une fierté, mais c’est aussi une responsabilité. Car ce défi ne doit jamais devenir un produit, ni un simple itinéraire à cocher, ni un prétexte à la performance. Sa valeur tient dans sa rudesse, dans sa verticalité et dans cette relation presque intime entre un cycliste et la montagne.
Les 7 Majeurs ne se consomment pas, ils se traversent. Et tant que chacun viendra y chercher une vérité personnelle plutôt qu’un résultat ou une reconnaissance, tant que le silence primera sur le bruit, tant que l’engagement primera sur l’image, l’esprit restera intact.
Depuis dix ans, les 7 Majeurs tiennent debout, verticalement.
À chacun, de continuer d’y écrire sa propre histoire.
Patrick GILLES, créateur des 7 Majeurs, Président de l’association Cyclosportissimo


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